Le père Georges Guérin est le cofondateur de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC).
Biographie
[modifier]Jeunesse
[modifier]Georges (Martial) Guérin est né à Grandmenil (Meurthe-et-Moselle) le {{#invoke:Date|modeleDate|naissance=1}}
Première Guerre mondiale
[modifier]Le 10 octobre 1912, Georges Guérin est appelé au service militaire à la caserne Chevert à Verdun, nommé caporal début 1913, puis sergent en octobre <ref group="note">Le service militaire dure 2 ans, loi du {{safesubst:#invoke:Date|modeleDate}}, mais une nouvelle loi le rallongeant à 3 ans est passée dès le {{safesubst:#invoke:Date|modeleDate}}, le décret d'application précisant qu'elle n'entre en vigueur qu'un an après... soit en août 1914. Le père Guérin enchaine service militaire et mobilisation.</ref>. Au début de la Première Guerre mondiale, le 166ème R.I, où il est mobilisé, est engagé à Étain (Meuse) dans la bataille de la Woëvre et des Hauts de Meuse. Georges Guérin sera blessé une première fois le {{safesubst:#invoke:Date|modeleDate}} à Fresnes-en-Woëvre, lors des combats des Éparges. Il revient au front le {{safesubst:#invoke:Date|modeleDate}}, il est de nouveau blessé par une balle qui lui traverse le bassin, le {{safesubst:#invoke:Date|modeleDate}}, alors qu'il est en Modèle:1re ligne à la Tranchée de Calonne<ref>Sources : SGA/DMPA/Mémoire des hommes, JMO du 166ème R.I</ref>. Il devient indisponible pour un long moment. Grièvement blessé, il est soigné à Lyon<ref group="note">Sur les huit millions et demi de Français mobilisés, deux millions huit cent mille furent blessés ; la moitié d'entre eux le fut deux fois ; et plus de 100 000, trois fois et plus.</ref>Modèle:,<ref>Guide des ordres, décorations et médailles militaires françaises et étrangères 1814-1963, André Souyris-Rolland, 1979</ref>. Au moment de l’armistice, il écrira : "Oui, c’est fini, et qu'il se souviendra longtemps du vent de délire qui a soufflé sur la France, que Grandménil n’aura plus de Boches à 25 kilomètres, qu'il a foi en la France". Il sera démobilisé le {{safesubst:#invoke:Date|modeleDate}} avec la classe 1911 après 6 ans et 10 mois passés sous les drapeaux.
Vocation
[modifier]C’est vers 20 ans qu'il pense au séminaire et à la prêtrise. Il prend la décision de devenir prêtre à la fin de la guerre. Il va poursuivre ses études au séminaire des vocations tardives puis au Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. C’est alors qu’il va trouver sa voie vers la jeunesse ouvrière, au cours de l’année 1923. Le 29 juin 1925, il sera ordonné prêtre par le Cardinal Dubois, il avait 34 ans, il sera nommé vicaire à Clichy.
Le Père Guérin et la JOC
[modifier]Fondation de la JOC
[modifier]{{#invoke:Bandeau|bandeauSection}} Il avait découvert la JOC, fondé en Belgique par Joseph Cardijn, grâce au Manuel de la JOC et à la revue Jeunesse Ouvrière. Il en parle à Georges Quiclet, jeune aide-comptable d'une entreprise de Clichy, dans la banlieue de Paris. Ensemble, ils rédigent un tract intitulé La Jeunesse Ouvrière. Le {{safesubst:#invoke:Date|modeleDate}} a lieu une première réunion à Clichy. 700 invitations sont envoyées pour finalement réunir une soixantaine de jeunes. Ainsi est fondée la branche française de la JOC.
Développement de la JOC
[modifier]Le père Guérin propose aux jeunes ouvriers de réfléchir, d’analyser ce qu’ils vivaient, de se former et d’agir selon la démarche « Voir, Juger, Agir », fondement de la méthode jociste. Il les encourage à militer dans des syndicats et à participer à des groupes d’étude de la doctrine sociale de l'Église.
Rôle au sein de la JOC
[modifier]Soutenu par le cardinal Verdier et le cardinal Suhard, le père Guérin en est l’animateur toute sa vie en tant qu'aumonier général.
Seconde guerre mondiale
[modifier]L'abbé Guérin est emprisonné à Châlons-sur-Marne, le 3 août 1943. Il fut incarcéré aussi à Fresnes pour avoir maintenu, malgré l’interdiction des associations, l'activité de la JOC.
Sa mort et ses Obsèques
[modifier]Le 31 janvier il entre à l’hôpital pour une intervention chirurgicale et meurt le {{safesubst:#invoke:Date|modeleDate}}. Il repose au Cimetière parisien de Bagneux (28e division).
Rencontres et actions internationales
[modifier]Rencontres avec les représentants de l'église catholique
[modifier]Il sera reçu par Pie XII au cours du rassemblement mondial de Rome en 1957.
Autres rencontres et actions internationales
[modifier]Prises de position pour la réforme de la doctrine de l’Église
[modifier]Hommage
[modifier]Créée en 2007, l’association des Amis du Père Guérin compte environ 200 adhérents. Elle a pour objectif d’impulser les démarches en faveur de la canonisation du Père Georges Guérin. Elle a aussi pour but d’assurer le suivi des démarches, de les financer et de promouvoir l’élan spirituel et apostolique lié à la personne du père Guérin, à sa pensée, à ses intuitions<ref>Association Les Amis du Père Guérin, s/c AAOSO La Maison du Père Guérin, 23 rue Jean de Beauvais 75005 Paris</ref>.
Une rue du 13e arrondissement de Paris porte son nom. Elle a été inaugurée en 1978 en présence de Georges Quiclet, premier jociste, et d'une délégation de la JOC.
Décorations françaises
[modifier]| Fichier:Medaille militaire ribbon.svg | Fichier:Croix de Guerre 1914-1918 ribbon.svg |
- Médaille militaire : {{safesubst:#invoke:Date|modeleDate}}<ref name="Livre d'Or du Clergé et des Congrégations">{{#invoke:Biblio|ouvrage}}{{#if:|{{#ifeq:Modèle:Str left|Référence||}}}}{{#if:|{{#ifeq:Modèle:Str left|Référence||}}}}</ref>.
- "Gradé, dévoué à ses devoirs et d'un moral bien trempé. A montré partout et toujours énergie et courage. Blessé le 27 mars et revenu au front, a été atteint le 22 octobre, d'une blessure grave"<ref>J.O. du {{safesubst:#invoke:Date|modeleDate}}</ref>
- Croix de Guerre 1914-1918 : {{safesubst:#invoke:Date|modeleDate}}<ref name="Livre d'Or du Clergé et des Congrégations"/>.
- "N'a pas cessé de montrer des qualités d'énergie et de dévouement depuis le début de la campagne ; le 27 mars 1915, quoique blessé au début de l'action, à conservé le commandement de sa section"<ref>Citation à l'ordre du régiment du {{safesubst:#invoke:Date|modeleDate}}</ref>
Œuvres
[modifier]Bibliographie
[modifier]Ouvrages du Père Guérin
[modifier]Citations :
- « Parce que le Christ est votre vie, moi je crois en vous »
- « Chaque personne a une manière unique de resplendir le Christ »
- « Les jeunes sont aussi évangélisables que ceux des années 30, on n’arrive jamais devant des cœurs vides »
- « Le mouvement, c’est comme une mère qui enfante et éduque ses enfants »
- « Le mouvement c’est déjà un commencement du Rassemblement dans le Christ »
- « Je plaide pour la vocation de la multitude dans la vie ordinaire »
- « Il faut faire naître l’Église au cœur du monde »
- « J’ai compris que la vocation divine est inscrite dans leur vie même de jeune »
Ouvrages sur le Père Guérin
[modifier]- Pierre Pierrard, Georges Guérin. Une vie pour la JOC, Paris, Les Éditions de l’Atelier, 1997, 317 p.
- Georges Guérin, la confiance en partage, sous la direction de Daniel Orieux, les Éditions de l'Atelier, septembre 2012 <ref>Georges Guérin, un homme d’aujourd’hui/</ref>
Notes et références
[modifier]Notes
[modifier]<References group="note"/>
Références
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Voir aussi
[modifier]Articles connexes
[modifier]Liens externes
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- Naissance en 1891
- Décès en 1972
- Prêtre catholique français du XXe siècle
- Titulaire de la médaille militaire
- Titulaire de la Croix de guerre 1914-1918
- Histoire du catholicisme en France
- Action catholique
- Mouvement ouvrier
- Enseignement chrétien
- Éducation populaire